Poubelle Intelligente 2018

Réseau MEGARA des Villes Durables

Poubelle Intelligente 2018
Poubelle Intelligente

Rapport de : Poubelle Intelligente 2018

  • Titre de l‘activité
  • Date
  • Lieu
  • Organisateurs
  • Nature de l’activité
  • Objectifs
  • Contenu
  • Table ronde sur la gestion des déchets dans le cadre de la décentralisation
  • Les conférences
  • 1. Etude de cas du Portugal,
  • 2. Etude de cas de la France,
  • 3. Etude de cas du de l’Arabie Saoudite ;
  • 4. Etude de cas de l’ACR+ ;
  • 5. Etude de cas de l’Algérie ;
  • 6. Etude de cas du Maroc,
  • 7. Etude de cas de la Marsa,
  • Remarques / Évaluation
  • Communiqué de Presse

Table ronde sur la gestion des déchets dans le cadre de la décentralisation

16 et 17 juillet 2019

Hôtel Mouradi Gammarth – La Marsa - Tunisie

Association ATCOGEN avec le soutien de

 La fondation Heinrich Böll HBS

 La coopération internationale allemande GIZ (Projet ADEC)

 L’organisation bavaroise BBW

1. Réunion des membres fondateurs et des partenaires du réseau en vue de la constitution officielle du réseau et son organisation interne.

2. Table ronde sur la gestion des déchets dans le cadre de la décentralisation avec présentation des expériences internationales et des études de cas et échange et capitalisation des différentes expériences.

 Formaliser et organiser le travail du réseau MEGARA, pour qu’il rayonne davantage sur la région africaine.

 Débattre et échanger sur les différentes expériences internationales en matière de gestion des déchets, économie circulaire, gouvernance locale et décentralisation.

 

1. Organisation interne du réseau MEGARA MEGARA a démarré en 2017 par un concours de meilleur projet communal qui répond à certains critères de durabilité et d’innovation. Ce premier événement, organisé par l’association ATCOGEN a vu la participation d’une trentaine de communes maghrébines. Vu le succès et l’appréciation positive des partenaires et des communes, un concours MEGARA 2018 a été organisé en marge d’une grande manifestation qui a regroupé plusieurs workshops et fora. La participation a été élargie à d’autres communes africaines. Lors de cet événement, le besoin de créer un réseau a été évoqué de plusieurs cotés. Ce réseau qui regroupe les communes mais aussi d’autres organisations et personnes, qui travaillent dans le domaine de développement local durable.
L’association ATCOGEN a voulu structurer le réseau et a proposé de développer lors du présent Forum MEGARA 2019, la charte d’adhésion et le règlement intérieur du fonctionnement du réseau.
1. Charte du réseau Un projet d’une charte a été proposé et discuté. La charte représente un engagement volontaire des membres à agir dans le cade des principes fondamentaux qui sont le partage, la responsabilité, la concertation et l’engagement, en vue d’assurer les intérêts généraux du réseau. Le réseau devra être un espace approprié d’échange d’expériences, d’expertises et d’information sur les concepts et outils de développement local durable, sur les technologies et innovations de promotion des villes durables. Le débat a porté essentiellement sur les objectifs et missions du réseau. Des suggestions d’amélioration et des modifications ont été apportées. Le contenu de la charte, après intégration des modifications et améliorations discutées, a été approuvé. La version 2 de la charte est en annexe. 2. Règlement intérieur Après approbation de la charte, la discussion a porté sur le développement du règlement intérieur qui fixe les règles de fonctionnement du réseau. Les questions relatives aux aspects suivants ont été discutées :

 Organisation du Réseau : l’Assemblée Générale - Le Bureau directeur - Le comité de pilotage - Le Secrétariat …

 Fonctionnement du Réseau : Animation du Réseau - Planification annuelle - Concours Megara Challenge - Communication –
Langue officielle - Pays hôte

 Droits et Obligations des membres : Contributions Représentativité des pays – Partenaires – Nouvelles adhésions - Démissions Les discussions et débats ont abouti à une organisation représentée dans la structure suivante et résumée dans ce qui suit :

 Le réseau MEGARA sera un espace virtuel d’échange porté par ses membres qui sont groupés sous forme de réseau MEGARA pays, et gérés selon la réglementation nationale du pays. Chaque réseau désigne une personne ou une organisation qui représente son pays dans le réseau MEGARA.

 Aucun fonds ne sera géré par le réseau MEGARA. Chaque réseau pays planifie et gère les activités sous l’ombrelle du réseau MEGARA avec ses propres moyens.

 Le réseau est gouverné par son assemblée générale qui se tient annuellement et groupe tous les membres et partenaires du réseau et son conseil d’administration représenté par les réseaux pays (1 membre par pays).

 Le bureau directeur du réseau est composé de 3 à 4 membres, qui font partie du réseau du pays hôte.

 Le siège du réseau est actuellement à Tunis et l’association ATCOGEN assure le bureau directeur du réseau pour les 3 prochaines années. Après cette période, le siège du réseau pourrait changer lors de l’assemblée générale.

 Les langues officielles du réseau sont Arabe-français-Anglais.

 La communication entre les membres du réseau est basée essentiellement sur les courriers électroniques, le site internet du réseau, et la page Facebook. Plus généralement, tous les moyens de communication qui ne nécessitent pas de financement peuvent être utilisés.

 Donner un accès à la page FB pour chaque réseau national en tant qu’éditeur

 Les réseaux pays peuvent participer à des appels à projet en utilisant le logo et les références du réseau MEGARA.

 La prochaine assemblée générale est prévue pour Mars 2020. Il est proposé d’organiser le forum et le concours MEGARA Challenge, en marge de l’AG.

La deuxième journée de l’événement était consacrée à une table ronde sur la gestion des déchets dans le cadre de la décentralisation. Cette thématique est d’actualité en Tunisie, qui a opté dans la nouvelle constitution de 2014 pour une gouvernance locale plus autonome. Cette politique a été concrétisé par l’homologation du code des collectivités locales et les premières élections municipales en 2018. Le processus de décentralisation déclenché prévoit le transfert progressif des compétences aux collectivités locales, dont la gestion des déchets.
La journée a démarré par des mots de bienvenue de M. le maire de la commune de la Marsa et de M. le Directeur Général de l’Agence nationale de gestion des déchets ANGed. Ensuite les partenaires internationaux qui appuient le réseau MEGARA ont pris successivement la parole pour présenter leurs organismes. Il

s’agit de la coopération internationale allemande GIZ, la fondation allemande Heinrich Böll Stiftung HBS, et l’Agence bavaroise bbw.
Déjà les mots des deux représentants tunisiens ont été chargés par des messages qui mettent en évidence la problématique de la fragmentation des responsabilités institutionnelles de la gestion des déchets entre les communes qui assument leurs missions d’enlèvement des déchets et de la propreté des villes, et l’ANGed qui est chargée de la gestion des infrastructures de traitement des déchets.
Initialement, la présentation de l’ANGed était sur la gestion actuelle des déchets en Tunisie. Le DG a préféré rétorquer sur le mot de M. le Maire de la Marsa pour présenter la position de l’ANGed par rapport au processus de décentralisation, dont l’Agence centrale souffre également de l’état actuel. Il a indiqué que l’ANGed préfère se retirer de toutes les activités opérationnelles de la gestion des déchets ménagers, notamment l’exploitation des décharges et des infrastructures de traitement des déchets. Elle aurait alors toutes les capacités pour assumer son rôle de régulateur et d’assistance du secteur, tel que décrit dans le décret de sa création.

 

Les présentations qui ont suivi étaient des études de cas de quelques pays et organismes sur la sécentralisation de la gestion des déchets. Ci-après un petit résumé :

Susana Lopes - la société intercommunale de gestion du déchet LIPOR Porto

Le Portugal, un pays similaire à la Tunisie dans sa taille, a basé la gestion de ses déchets sur directive européenne cadre sur les déchets (2008/98/CE) qui s’appuie sur la prévention, comme priorité dans la hiérarchie de la gestion des déchets. Le système juridique des autorités locales et le régime juridique du transfert des compétences de l'État aux collectivités locales et aux entités intercommunales et approuve le régime juridique des associations municipales sont régis par la loi 75/2013. La mise en œuvre de la décentralisation administrative vise à rapprocher les décisions des citoyens, à promouvoir la cohésion territoriale, à renforcer la solidarité inter-régionale, à améliorer la qualité des services fournis à la population et à rationaliser les ressources disponibles. La délégation de compétences doit assurer la démonstration des conditions suivantes : • Aucune augmentation des dépenses publiques globales ; • Augmenter l'efficacité de la gestion des ressources par les autorités locales ou les entités intercommunales ; • Assurer de gains d'efficacité ; • Améliorer l'articulation entre les différents niveaux de l'administration publique. Les services de collecte des déchets sont restés en orbite strictement municipale. En ce qui concerne la compétence de traitement, le Portugal compte 23 systèmes de gestion des déchets urbains, donc 12 systèmes multi municipaux et 11 systèmes intercommunaux. Le modèle adopté visait à créer une dimension avec des effets d'échelle indispensables (la poursuite de la rationalisation des processus et des économies afin de ne pas imposer de coûts importants aux utilisateurs). Mme Lopes a mis l’accent sur la planification comme outil pour mieux gérer les déchets. Le plan stratégique pour les déchets urbains (PERSU 2020) est l'outil de référence pour la politique en matière de déchets urbains au Portugal continental, intégrant et révisant également le Programme de prévention des déchets urbains pour le Portugal.
La stratégie nationale pour le secteur des déchets met l'accent sur l'agrégation spatiale/territoriale des systèmes, comme base pour promouvoir les synergies et les économies d'échelle, afin de promouvoir leur durabilité, maximiser l’efficacité et la préservation des ressources, indispensable pour atteindre les objectifs environnementaux. Deux niveaux sont à considérer : 1. Échelle stratégique Régionale – Traitement 2. Échelle opérationnelle local – Collecte
LIPOR a été constituée comme une association de communes en 1982 et est l’entité responsable de la gestion, valorisation et traitement des déchets urbains (OM) produits dans les 8 Communes associées.

Yves Leers - Expert gestion du déchet Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie.

La présentation de l’expert de l’ADEME, intitulé ‘Les déchets, problème global, enjeu local’, a soulevé le phénomène de débordement des déchets et la croissance potentielle des volumes et des types de déchets. Pour faire face à cela, il faut commencer par mettre en place une politique de prévention. Pour les pays européens, tout part de Bruxelles, par les directives européennes qui donnent le ton : Réutilisation, Prévention, Recyclage, Valorisation … La gestion décentralisée est une nécessité qui doit permettre une collecte généralisée et une meilleure approche des traitements, y compris la gestion appropriée des recyclables. La gestion décentralisée permettrait aussi une meilleure gestion financière et une approche de la prévention. Une bonne décentralisation descendante doit bien clarifier les responsabilités qui s’enchevêtrent entre les niveaux nationaux ; régionaux et locaux. En France, Les communes sont chargées de la collecte et de l’élimination des déchets en mettant en place un Plan régional unique de prévention et de gestion. Ce plan fixe les trois priorités : 1) Lutte contre le gaspillage 2) Valorisation des déchets et 3) Promouvoir l’économie circulaire. La gestion est de plus en plus complexe compte tenu des aspects suivants :
• Cadre juridique et fiscal complexe (taxes ou redevances) • Toujours plus …

• Traitements de plus en plus complexes • Casse-tête du recyclage (les plastiques multiples) • Retour de la consigne ? • Extension des compétences • Et l’Etat qui s’en mêle … mais le maire est responsable ! Un autre aspect important qui favorise la durabilité du service est la tarification incitative : L’usager est facturé selon la quantité produite (principe pollueurpayeur). Ce système aura comme effets de comportement : Moins de déchets, tri plus efficace, comportement responsable (compostage, conso, gaspillage…)

Mr Ali Anizi - Conseiller au ministère des affaires municipale et rurales

Il s’agit de la présentation d’un vaste programme de tri des déchets à la source qui devra être introduit dans toutes les collectivités locales saoudiennes. Avec le slogan, Quartier sans conteneur, le système proposé se base sur la collecte en porte à porte et l’éradication des conteneurs de rues, qui sont, en général source de pollution. Chaque foyer recevra deux poubelles à 2 roues de capacité de 120l (pour les foyers à plusieurs familles 240l) : * une poubelle verte pour les déchets recyclables (plastiques, papiers/cartons, verres, emballages métalliques…) qui sera vidée 3 fois par semaine. * une poubelle noire pour le reste des déchets et les déchets de cuisine, qui sera vidée 3 fois par semaine. Ce programme est gouverné par le ministère des affaires municipale et rurales et mis en place par les communes. Il y aura besoin d’acquérir environ 2,7 millions de poubelles à 2 roues. Le programme sera accompagné par un système de suivi, de contrôle et de reporting piloté par le ministère. Un vaste programme de sensibilisation accompagne toutes les phases de préparation et de mise en place du système de tri à la source. D’après le représentant du ministère, es principaux enjeux et défis du programme sont :

* La disponibilité des poubelles et les problèmes de leur acquisition et importation

* Le manque des capacités de gestion interne dans les communes.

* La faible participation et l’engagement des intervenants dû aux habitudes comportementales à changer et à l’absence des pénalités au non-respect du programme.

* les conflits d’intérêt qui peuvent se produire entre les municipalités, les entreprises de collecte et les producteurs des poubelles. Ce programme est en cours de mis en place. Il devra être fonctionnel en 2020.

Paolo Marengo - Association des villes et régions pour le recyclage ACR+ la gestion du déchet en Italie

L’ACR+ est une association des municipalités et acteurs dans le domaine de la gestion des déchets et du recyclage et existe depuis 25ans dans plus que 25 pays, essentiellement européennes. La présentation porte sur un retour d’expériences et d’activités en Europe dans les domaines de tri des déchets, tourisme durable et sport durable.
L’ACR+ développe une base de données sur les systèmes européens de collecte sur la base de Méthodes d'analyse multicritère et de Platform web. L’objectif de ces analyses est l’identification de bonnes pratiques axées sur les performances de collecte et les coûts et tarifications appliqués.
La base de données présente les différents résultats des 242 systèmes européens analysés, qui représentent environ 12% de la population UE. La base

de données peut être consultée sur le site web : https://www.collectors2020.eu/tools/wcs-database/

Prof Bouslama Zihad - Directrice du Centre National de Recherche en Environnement, Annaba la nouvelle stratégie de gestion du déchet en Algérie.

Conscient des défis macro-économiques de la situation d’urgence dans laquelle se trouve le système de gestion des déchets, le Gouvernement algérien s’est fixé pour objectif d’évoluer vers une gestion durable des déchets. Celle-ci doit permettre à l’État algérien d’assurer la transition vers une économie circulaire, dont le volet « déchets » aura été transformé en une filière économique génératrice de richesse et pourvoyeuse d'emploi. C’est dans ce contexte que se situe la Stratégie Nationale de la Gestion Intégrée et de la valorisation des Déchets à l’horizon 2035 (SNGID 2035). Cette stratégie repose sur 5 objectifs :

• Limitation de la génération des déchets ménagers et assimilés (DMA) à 1,1 kg par habitant et la favorisation de la prévention des déchets des autres flux,

• L’encouragement du tri sélectif à la source, de manière à recycler ou composter :

• En plus de l’éradication des décharges sauvages

• La gestion des risques post-fermetures pour tout type de décharges

• L’élimination des déchets ultimes à travers les centres d’enfouissement technique (CET) conformes aux standards internationaux
La stratégie reposera sur un cadre économique et juridique, la communication, l’éducation et le développement d’infrastructures pertinentes. L’avènement de cette économie circulaire sera à l’origine, entre 2019 et 2035, de :

• La création de plus de 40.000 nouveaux emplois dans le secteur privé,

• Une réduction des émissions nettes des gaz à effet de serre de 45 millions de tonnes équivaut CO2,

• Un gain environnemental équivalent en terme économique à environ 150 milliards DA.

Mr Khalil Nouhi, Programme national de gestion des déchets ménagers.

Le Programme national de gestion des déchets ménagers PNDM s’assigne un horizon de quinze ans et escompte comme objectifs :

• Atteindre un taux de collecte dans le milieu urbain de 90% en 2014 et 100% en 2020 ;

• Réaliser des décharges contrôlées des déchets ménagers et assimilés au profit de toutes les communes et centres urbains pour un taux de 100% à l’horizon 2020 (à raison d’une décharge contrôlée au plus par province) ;

• Organiser et développer la filière de « tri-recyclage-valorisation » avec des actions pilotes de tri à la source, pour atteindre un taux de recyclage de 20% à l’horizon 2014 ;

• Moderniser le secteur de gestion des déchets par la professionnalisation du secteur (renforcement des capacités des acteurs, mise en place des systèmes de contrôle et de surveillance pour le suivi) ;

• Sensibiliser et former les acteurs concernés par la problématique des déchets ménagers.

Par la mise en place du PNDM, les retombées socio-économiques et environnementales seront ressenties en matière de :

• Préservation de l’environnement ;

• Amélioration des conditions d’hygiène et de santé des populations ;

• Promotion des activités économiques et de création d'emplois ;

• Développement touristique ;

• Valorisation des déchets par le développement des filières de recyclage des déchets.
Avec l’adoption de la loi 28-00 sur la gestion des déchets solide en Décembre 2006, le gouvernement marocain a mis en place l’assise juridique permettant :

• La planification et l'organisation de la collecte, du transport, du stockage, du traitement des déchets et de leur élimination de façon écologiquement rationnelle ;

• La valorisation des déchets par le réemploi, le recyclage ou toute autre opération visant à obtenir, à partir des déchets, des matériaux réutilisables ou de l’énergie ;

• La planification nationale, régionale et locale en matière de gestion et d’élimination des déchets ;

• L'information du public sur les effets nocifs des déchets, sur la santé publique et l'environnement ;

• La mise en place d’un système de contrôle et de répression des infractions commises dans ce domaine

Dr Kais Neigrou président de la commission de propreté et environnement.

M. Nigrou a présenté brièvement la méthode de gestion de la propreté dans la ville de la Marsa et les principaux problèmes auxquels la commune est confrontée dans le cadre d’un processus de décentralisation très long et très complexe. Il recommande d’introduire au plus vite un système permettant le tri des déchets à la source, leur recyclage et leur valorisation si on veut avoir des villes plus propres, respectueuses de l'environnement. Ceci devrait inclure tous les acteurs à savoir : Les collectivités locales (décentralisation), Les ministères de l’environnement, agriculture, éducation, domaines de l'état, les universités (secteur de la recherche) et les acteurs privés (PPP pour la collecte des déchets triés, centres de recyclage et valorisations.). Pour ce faire un grand plan national de communication et sensibilisation (médias classiques, réseaux sociaux,) doit être lancé pour convaincre l'opinion publique de l'utilité de rationaliser la consommation, du tri à la source et du concept d'économie circulaire. L'implication des ministères de l'éducation et de l'environnement dans cette campagne doit également se faire à travers un programme d'éducation systématique dans les écoles. Ce plan de communication doit également exister à l'échelle des collectivités locales qui souvent ne disposent pas des ressources humaines et financières nécessaires pour pouvoir l'exécuter.
Le système de tri à la source et de collecte des déchets triés ne peut pas fonctionner si le reste des éléments de la chaîne n'existent pas : centres pour recyclage et valorisation, décharges contrôlées. Et c'est là qu'interviennent les investisseurs privés et l'état pour les infrastructures lourdes qui ne sont pas du ressort des communes.

La rencontre MEGARA 2019 était une bonne occasion de clarifier le statut, le rôle et le fonctionnement du réseau MEGARA des villes durables. Il s’agit d’une première initiative de formalisation du réseau à laquelle les communes et partenaires présents ont échangé et adopté la charte d’adhésion qui a été débattu au cours de la matinée de la première journée. Les principaux éléments du règlement intérieur ont été développés et discutés, notamment les points concernant les conditions et critères d’adhésion et le fonctionnement du réseau.
Les produits de ce travail participatif (Charte adopté et draft du règlement intérieur) devraient être partagés avec les membres du réseau, y compris ceux qui n’étaient pas présents lors de cette rencontre.
Lors de la prochaine rencontre prévue en mars 2020, il est recommandé d’organiser la première assemblée générale du réseau, qui sera l’occasion de finaliser et adopter le règlement intérieur et d’organiser la cérémonie de signature de la charte par les membres.
La table ronde de la 2ème journée était une journée très riche par les expériences des différents pays et organismes internationaux. Les débats lancés à l’issue des présentations témoignent l’importance de la thématique choisie, à savoir la gestion des déchets et la décentralisation. Cette rencontre a vu l’assistance de plusieurs communes et d’autres acteurs de l’administration, du secteur privé et de la société civile. Toutefois, la rencontre a été marquée négativement par l’absence du Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement MALE, auquel plusieurs questions étaient adressées mais qui sont restées sans réponses.
Certaines interventions des participants étaient même tendues, ce qui a provoqué des situations de conflits. Ceci était attendu vu le contexte politique actuel. Plusieurs interventions étaient sous forme de recommandations vers l’accélération du processus de décentralisation de la gestion des déchets et la clarification des rôles des communes et des structures nationales, à savoir l’ANGed.
Globalement, le déroulement de la rencontre a été satisfaisant aussi bien au niveau de l’organisation qu’à celui du choix des conférenciers et de la représentation de plusieurs pays avec des profils différents permettant l’engagement de discussions pertinentes.

La seconde édition de MEGARA CHALLENGES
Pour les municipalités : partenariat et développement Forum international de la concurrence Un forum pour le renforcement du partenariat économique et scientifique, ville de La Marsa, Tunisie 25-26 octobre 2018 Hôtel El Mouradi Gammarth La Marsa Tunisie http://www.megara-challenges.org/

Dans le cadre de l’échange des expériences et pour bien mettre en valeur les activités municipales, la municipalité de la Marsa, Sidi Bousaid et l’Association Tunisienne de Conseils et Orientation GEographique Numérique (ATCOGEN) et ses partenaires :

1. Centre de Formation et d’Appui à la Décentralisation (CFAD)

2. USAID Tunisie

3. Agence Nationale pour la Maîtrise de l'Energie (ANME)

4. Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGED)

5. Coopération Allemande au Développement Giz Tunisie

6. Heinrich Bôlle Stiftung Afrique du Nord Tunis (HBS Tunis)

7. BBW Allemande et l’Ecole de Propreté 8. FNVT

Et le partenariat du Ministère des Affaires Locales et de l'Environnement.

Organiserons le 25 et 26 Octobre 2018 le forum international « MEGARA CHALLENGES TUNISIA 2018 » à l’Hôtel El Mouradi Gammarth La Marsa, à Tunis. Les participants sont invités à présenter leurs expériences en :

 Ville ouverte - Transparence administrative, données ouvertes.

 Inclusion numérique - Engagement citoyen, participation civique, partage de la fracture
numérique.
 Ville intelligente innovante - Les innovations utilisant les TIC dans le développement
urbain en matière de sécurité, de catastrophe, de transport, de déchets,
d'environnement, d'énergie, de bien-être et de culture.

 Ville durable - Répondre aux objectifs de développement durable, Impact sur la durabilité.

 e-Gouvernement et service - Qualité, efficacité des services publics.

 Ville coopérative - Intégration interne / externe de la ville, coopération avec le ministère
tutelle, Ville-à-Ville, Relations interministérielles, Central vs Local, etc.

Le Challenge MEGARA pour les municipalités est l'occasion d'échanger avec d'autres participants internationaux vos expériences et les leçons apprises de vos défis précédents et actuels. Le forum est l’occasion de se rencontrer, d’exposer et de trouver de nouveaux liens avec d’autres municipalités pour une collaboration et une coopération futures dans les domaines d’innovation cités. 170 Municipalités Tunisiens et Plus de 80 collectivités étrangères (Côte d’Ivoire, Bénin, Maroc, Libye, France, Cameroun, Ghana, Soudan, Nigéria, Guinée, Belgique, Palestine, Algérie, Sénégal, Mali Etc…)

atcogen@gmail.com



Nos Projets suivant les ODD

  • Objectif 1 : Lutter contre la pauvreté
  • Objectif 2 : Lutte contre la faim
  • Objectif 3 : Accès à la santé
  • Objectif 4 : Accès à une éducation de qualité
  • Objectif 5 : Egalité entre les sexes
  • Objectif 6 : Accès à l’eau salubre et à l’assainissement
  • Objectif 7 : Recours aux énergies renouvelables
  • Objectif 8 : Accès à des emplois décents
  • Objectif 9 : L’infrastructure, l’industrialisation et l’innovation

Donner à tous, partout dans le monde, l’aide dont ils ont besoin pour se sortir de la pauvreté sous toutes ses formes est l’essence même du développement durable. L’objectif 1 se concentre sur l’élimination de la pauvreté par le biais de stratégies interdépendantes, y compris le développement de systèmes de protection sociale, des emplois décents et le renforcement de la résilience des pauvres.

L’objectif 2 répond à un besoin humain fondamental, l’accès à une alimentation nutritive et saine, et les moyens de le garantir durablement pour tous. On ne peut remédier à la faim en augmentant uniquement la production alimentaire. Un bon fonctionnement des marchés, un accroissement des revenus des petits exploitants agricoles, l’égalité d’accès à la technologie et aux terres, des investissements supplémentaires, tous ces facteurs jouent un rôle dans la création d’un secteur agricole dynamique et productif qui renforce la sécuritéRetour ligne automatique
alimentaire.

 

L’objectif 3 porte sur l’ensemble des grandes priorités en matière de santé et appelle à améliorer la santé procréative, maternelle et infantile ; à mettre fin aux maladies transmissibles ; à réduire les maladies non transmissibles et autres risques sanitaires ; et à assurer un accès universel à des médicaments et vaccins sûrs, efficaces, de qualité et d’un coût abordable, ainsi qu’à une couverture santé.

 

L’objectif 4 vise à garantir que tout le monde ait accès à une éducation de qualité et des possibilités de formation tout au long de la vie. Cet objectif va au-delà de la scolarisation et englobe les niveaux de compétence, la disponibilité d’enseignants qualifiés, d’équipements scolaires adéquats et les disparités dans les résultats scolaires.

 

 

Les inégalités entre les sexes persistent dans le monde entier, privant les femmes et les filles de leurs droits les plus fondamentaux et compromettant les perspectives qui s’offrent à elles. Des efforts plus énergiques sont nécessaires pour parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser les femmes et les filles, notamment sur le plan juridique, afin de lutter contre les discriminations sexistes profondément ancrées, qui sont souvent la conséquence d’attitudes patriarcales et de normes sociales apparentées.

 

L’objectif 6 vise à relever les défis en matière d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène pour les populations, ainsi que les problèmes concernant les écosystèmes aquatiques. En l’absence de ressources en eau et d’un assainissement de qualité et durables, les progrès dans plusieurs autres domaines des objectifs du développement durable, dont la santé, l’éducation et la réduction de la pauvreté, seront aussi retardés.

 

L’accès universel à des services énergétiques d’un coût abordable, fiables et durables exige d’étendre l’accès à l’électricité et à des technologies et à des combustibles non polluants pour cuisiner, d’améliorer l’efficacité énergétique et d’accroître l’utilisation de l’énergie renouvelable. Pour atteindre cet objectif, des politiques et des financements plus audacieux sont nécessaires, mais il faut aussi que les pays soient amplement disposés à adopter de nouvelles technologies.

 

La croissance économique est le moteur principal du développement durable. Lorsque cette croissance est soutenue et inclusive, un plus grand nombre de personnes peuvent échapper à la pauvreté, à mesure que les possibilités pour un plein emploi productif se développent. Pour permettre aux générations futures de bénéficier de la croissance économique actuelle, cette croissance devrait être respectueuse de l’environnement et non le résultat d’une exploitation irrationnelle des ressources.

 

L’infrastructure, l’industrialisation et l’innovation sont les trois moteurs de la croissance économique. Lorsque l’inclusion, la résilience et la durabilité sont aussi prises en compte dans la mise en œuvre de ces forces motrices, la croissance économique peut favoriser le développement durable.

 

  • Objectif 10 : Réduction des inégalités
  • Objectif 11 : Villes et communautés durables
  • Objectif 12 : Consommation et production responsables
  • Objectif 13 : Lutte contre le changement climatique
  • Objectif 14 : Vie aquatique
  • Objectif 15 : Vie terrestre
  • Objectif 16 : Justice et paix
  • Objectif 17 : Partenariats pour la réalisation des objectifs

L’objectif 10 appelle à réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre pour que les migrations se déroulent de manière sûre, ordonnée et régulière, et à permettre aux pays en développement de mieux faire entendre leur voix lors des prises de décisions économiques et financières internationales.

 

Le rythme de la croissance urbaine a été sans précédent. Près de 4 milliards de personnes vivaient dans des villes en 2015, soit plus de la moitié de la population mondiale. Cependant, bien que les villes soient des foyers d’innovation et permettent de favoriser la croissance de l’emploi et de l’économie, l’urbanisation rapide entraîne avec elle des problèmes considérables, dont des logements inadaptés, une intensification de la pollution atmosphérique et un manque d’accès à des services et à des infrastructures de base.

 

Les modes de consommation et de production durables permettent une utilisation efficace des ressources et peuvent réduire les effets des activités économiques sur l’environnement. Dans ce but, cet objectif vise à dissocier la croissance économique de l’exploitation des ressources, et faire en sorte que les substances chimiques et les déchets dangereux soient gérés de façon à minimiser leur impact sur les populations et l’environnement.

 

Le réchauffement de la planète s’est poursuivi en 2016 et a atteint un nouveau record, la température ayant augmenté d’environ 1,1 degré celsius par rapport aux niveaux préindustriels. La superficie de la glace de mer dans le monde a diminué et couvrait 4,14 millions de kilomètres carrés en 2016, soit la deuxième étendue la plus faible mesurée. Afin d’atténuer les changements climatiques et leurs répercussions, il faudra mettre à profit la dynamique créée par l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Il s’agit aussi de redoubler d’efforts pour renforcer la résilience et limiter les phénomènes climatiques et les catastrophes Retour ligne automatique
naturelles liées au climat.

 

Les océans recouvrent près des trois quarts de la planète ; ils sont le plus grand écosystème de la terre. Les effets de plus en plus nuisibles des changements climatiques, dont l’acidification des océans, la surpêche et la pollution marine compromettent les progrès récents accomplis pour protéger certaines zones des océans du monde.

 

Des écosystèmes préservés et restaurés et la biodiversité qu’ils abritent peuvent aider à atténuer les changements climatiques et permettre d’améliorer la résilience face aux pressions anthropiques croissantes et aux catastrophes naturelles de plus en plus nombreuses. Des écosystèmes sains ont aussi de multiples avantages pour les communautés qui en dépendent. L’objectif 15 se concentre sur la préservation et l’exploitation durable des espèces et des écosystèmes terrestres.

 

La paix, la justice et des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous sont au cœur du développement durable. Les progrès pour promouvoir des sociétés pacifiques et inclusives sont irréguliers d’un pays à l’autre et au sein des pays. Les conflits violents ont augmenté ces dernières années, et nombre de conflits armés de haute intensité font de nombreuses victimes parmi les civils et chassent des millions de personnes de chez eux.

 

Il importe de s’engager plus fermement en faveur du partenariat et de la coopération pour atteindre les objectifs du développement durable. Pour ce faire, il faudra assurer la cohérence des politiques et instaurer un environnement favorable en vue de la mise en œuvre du développement durable à tous les niveaux et par tous les acteurs.

 

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